Richard Dern

Comment le livre de Richard Stallman a changé ma vision du Libre

Le Libre est une philosophie. C’est mon ami Christophe qui me l’a présenté ainsi, à une époque où je défendais Microsoft parce que tout le monde s’acharnait sur cette entreprise; à une époque où je voulais un serveur dénué de logiciels que je n’appelais pas encore “privateurs”, par soucis de ne pas être “hors la loi”.

Et puis petit à petit je me suis détaché de Microsoft, jusqu’à l’arrivé de Steeve Balmer, qui a ridiculisé son entreprise, qui n’a aucun charisme, et qui fait prendre à Microsoft un chemin qui ne me convainc pas, ce qui a éteint en moi le peu d’intérêt qu’il me restait pour Redmond. Dans le même temps, je comprenais de mieux en mieux où voulait en venir Stallman avec le Libre, même si je ne pouvais me défaire de quelques logiciels privateurs (notamment flash parce que je regarde des vidéos sur Internet, et les jeux commerciaux).

Ayant perdu mon emploi et devant donc consacrer mes ressources à plus vital, ce n’est que récemment, grâce à ma femme, que j’ai pu enfin avoir entre les mains “La révolution du Logiciel Libre”.

En prenant connaissance de la façon dont l’idée de Logiciel Libre a émergé de l’esprit de Richard Stallman dans les premiers chapitres du livre, il m’est apparu évident que la possibilité d’avoir accès au code source d’une application n’était presque qu’accessoire. La véritable essence du Logiciel Libre va beaucoup plus loin, puisqu’il s’agit de libertés fondamentales dont on parle. L’exigence naturelle pour un consommateur d’avoir accès au contenu de ce qu’il consomme : la recette de sa boisson préférée par exemple (et je prends cet exemple parce j’aimerais fabriquer mon propre Coca Cola…). Cela pour lui redonner le contrôle sur ce qu’il utilise.

C’est ainsi que j’ai bloqué l’accès aux sites appartenant à Google depuis mon réseau, dans un premier temps. Puis abandonné progressivement les derniers logiciels privateurs qui persistaient sur ma machine, que j’ai remplacé par des alternatives libres, à l’exception de mon navigateur web, qui demeure Opera, navigateur auquel je consacrerai mon prochain billet, afin d’expliquer pourquoi, malgré le fait que son code source ne soit pas disponible, je continue de l’utiliser.

En tous les cas, les premiers chapitres de la “biographie autorisée” de Richard Stallman ont constitué un déclencheur. Et par une belle ironie, ce qu’ils ont déclenché en moi l’ont fait à la toute fin de l’année 2011, après avoir réouvert les portes de ingnu. Ces chapitres ont décuplé ma volonté de contribuer au Logiciel Libre, que ce soit par la publication d’une application actuellement en développement, mon intégration dans une association pour la promotion du Libre qui devrait arriver au mois de février (lorsque mes finances me le permettront de nouveau), ou la communication que j’entreprends sur le Logiciel Libre auprès de mes proches et de mes amis, et sur Internet via ingnu et les réseaux sociaux, qu’ils soient libres ou non.

L’année 2012 sera pour moi une année de progression, boostée par ce livre; ma motivation est regonflée, mes intentions plus assurées, mes convictions plus fortes. Je peinais à trouver comment m’en sortir tout en exerçant ma passion, l’enchaînement de boulots de plus ou moins grande envergure ne m’y aidant pas vraiment. Mais je sais maintenant ce que je dois faire, ce que je veux faire. Je veux être un acteur du Libre, et je ne me contenterai pas de publier une application.

Alors, même si de base vous n’êtes pas un partisan du Libre, même si vous ne trouvez dans l’informatique qu’un outil et que vous vous contenteriez des signaux de fumée, procurez-vous “La révolution du Logiciel Libre”. Ce qui y est écrit peut changer votre façon de voir l’informatique.

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