Richard Dern

Peut-on se passer de Google ?

Peut-on se passer de Google ?

Google est omniprésent et, malheureusement, omniscient. Son succès repose bien sûr sur la pertinence des résultats des recherches qu’on lui soumet; je ne dénie pas son efficacité mais son manque de respect pour la confidentialité. Le problème, c’est que d’une certaine manière, entre le moteur de recherche, YouTube et d’autres sites dont je ne ferai pas la liste ici (Google possède plus de 500 noms de domaine), ils ont réussi à créer une certaine dépendance chez les utilisateurs. J’ai donc voulu tester et vérifier s’il était possible de se passer de Google et de toutes ses autres créations.

Pour ce faire, j’ai utilisé une technique relativement simple à mettre en œuvre pour bloquer l’intégralité des domaines gérés par Google: lorsqu’un des clients de mon réseau essaye d’aller sur une page qui leur appartient, la résolution de nom pointe vers mon propre serveur.

Premier constat: même si Google dispose de fermes de serveurs et d’une bande passante proprement gigantesques, tous les sites Internet, soulagés des publicités AdSense, sont incroyablement plus rapides. Je n’ai pas de méthode pour le mesurer, mais c’est tellement énorme qu’il est inutile de vouloir chronométrer le chargement des pages.

Deuxième constat: il existe des alternatives! Aussi stupide que cela puisse paraître, oui, il y a des alternatives tout à fait convaincantes à Google. Non, ce n’est pas le seul moteur de recherche. Non, YouTube n’est pas le seul site à proposer des millions de vidéos. Non, GMail n’est pas le seul à proposer des comptes mails gratuits. Non, Picasa n’est pas le seul service de partage d’images. Toutes ces alternatives existent et sont tout à fait valables. C’est juste qu’elles ne sont pas aussi médiatisées. Par ailleurs, il y a même des alternatives françaises dans le lot…

En ce qui me concerne, et cela fera l’objet d’un prochain article, je n’utilise pas de moteur de recherche mais un méta-moteur libre (Seeks). Un méta-moteur va effectuer la recherche que vous lui aurait soumis via plusieurs moteurs (comme Google, Bing, etc.). En l’occurrence, vous vous en doutez, je l’ai configuré pour exploiter tous les moteurs à sa disposition, à l’exception de Google. Hé bien, si l’on fait abstraction de l’esthétique de l’application qui ne la met pas vraiment en valeur (mais qui est personnalisable), je trouve tout aussi bien ce que je cherche qu’à l’époque où j’utilisais Google. Mieux: Seeks me propose des résultats plus pertinents, parce que compilés via plusieurs moteurs et jugés par la communauté. Cerise sur le gâteau: je peux accéder à Seeks via un protocole sécurisé (personne ne peut intercepter ma recherche).

Pour l’heure, le blocage de l’intégralité des sites appartenant à Google ne me cause aucun préjudice, au contraire: je (re)découvre des sites oubliés, restés dans l’ombre de Mountain View. En tant que webmestre, je réapprends à me débrouiller sans Google qui, de toute manière, un jour où l’autre, indexera mon site simplement parce que des liens vers lui existent. Et concernant les outils de statistiques, il en existe suffisamment, Libres de surcroit.

Je parle beaucoup des alternatives existantes, sans pour autant les nommer. Rassurez-vous, dans un prochain article, j’établirai la liste des outils Google les plus utilisés, que je comparerai à deux types de solutions: les sites concurrents et les applications Libres à installer sur son propre serveur.

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