Ghosts
Attribution : Internet Movie DataBase
En bref
Excellente sitcom, drôle et originale.
Avertissement
La série originale est britannique et a été adaptée dans quelques pays, dont les États-Unis et la France.
La série originale a le mérite d’être… originale. Le pitch de la série est excellent, mais je ne me suis jamais fait à l’humour british.
L’adaptation française est une catastrophe sur laquelle je n’ai aucun désir de m’étendre.
L’adaptation américaine, à laquelle je m’intéresse ici, est à mon sens la meilleure à tous les niveaux.
Scénario
À la suite d’un accident, Sam est capable d’interagir avec les fantômes du manoir dont elle a hérité. Au contraire de son mari Jay, qui soutient son épouse comme il peut face aux pitreries des décédés.
La série introduit constamment son lot de nouveautés, de gags et de punchlines, tout en maintenant une ouverture raisonnable sur l’avenir. Il en résulte un flux presque constant de cliffhangers, dont certains sont plus évidents que d’autres, mais le scénario trouve toujours comment garder le spectateur en haleine.
Une introduction régulière de nouveaux personnages, de nouvelles situations, de nouveaux pouvoirs confère à l’histoire une progression satisfaisante, et permet de nouer des affinités, à la fois entre personnages (et surtout les plus inattendus) et avec le spectateur. Ces affinités créent un sentiment que j’apprécie beaucoup dans ce genre d’histoire : un attachement faisant que, dès que j’ai terminé un épisode, je veux en voir un autre pour rester avec mes personnages préférés.
Tous les épisodes n’usent pas de gags foncièrement nouveaux de façon systématique. Le comique de répétition est utilisé, mais essentiellement pour ancrer des caractéristiques personnelles (la virginité de Sass, les effluves de Higgintoot, etc.), sans jamais tomber dans la lourdeur gratuite. La tension générée est attendue d’une telle série : moyenne, qui ne bascule que rarement dans le thriller ou la facilité. En conséquence, il n’y a que deux doubles épisodes sur les cinq saisons que compte la série pour le moment, et selon moi, c’est une excellente chose.
De plus, la résolution de chaque épisode débouche sur un happy-ending qui positionne la série, sans doute possible, sur le créneau de la sitcom feel-good. Pour autant, cela ne l’empêche pas d’aborder des sujets parfois graves, comme le suicide. Mais là encore, l’écriture du scénario fait preuve d’une intelligence rare qui, jamais, ne stigmatise ni encense.
Au final, la série est très équilibrée, drôle, sensible, riche, mêlant personnages très divers, comme on va le voir ci-dessous, introduite par une musique courte et qui reste positivement en tête. Bref, elle a de nombreux côtés positifs et très peu de négatifs !
Personnages
Sam (Rose McIver) et Jay (Utkarsh Ambudkar) forment le couple central de la série. Ces acteurs, que je ne connaissais pas auparavant, sont excellents. Leur jeu est d’autant plus appréciable que la série les amènent à interpréter différents personnages qu’il sera aisé de reconnaitre. J’ai même constaté une évolution positive dans le jeu d’Utkarsh Ambudkar qui, au début, me paraissait ne pas trop savoir où il allait.
Le “noyau dur” des fantômes est constitué :
- d’un viking (Devan Chandler Long), dont le langage non parlé est particulièrement expressif…
- d’une hippie (Sheila Carrasco), évidemment complètement perchée,
- d’un agent de tourisme (Richie Moriarty), drôle et attachant,
- d’une colonialiste (Rebecca Wisocky), accroc à la cocaïne,
- d’un officier américain (Brandon Scott Jones), épris de son nemesis,
- d’un trader (Asher Grodman), cul-nu
- d’une diva des années 1920 (Danielle Pinnock), égocentrique,
- et d’un indien Lenape (Román Zaragoza), vierge.
On peut donc dire que le casting est haut en couleurs, et traverse les frontières et le temps. Un casting déjà blindé, et encore complété par des acteurs récurrents, des seconds rôles, mais non moins intéressants ou méritants.
Il y a beaucoup d’acteurs, et tous sont excellents dans leurs rôles respectifs. Chacun apporte quelque chose à la série, qu’on apprécie son personnage ou non (et il y en a quelques-uns qui sont vraiment détestables, comme Stephanie).
Anecdote
Amusez-vous à vérifier qui est représenté par les objets du générique introductif, qui change chaque saison…