Mon histoire de l'informatique

Ma progression dans la vie est, par bien des aspects, comparable à un Favicon de fr.wikipedia.orgescalier de Penrose : une impression constante de gravir difficilement des marches, des portes qui semblent s’ouvrir sur quelque chose, mais un but ultime qui persiste à se rendre inaccessible. Note : ChatGPT n’a pas réussi à générer un véritable escalier de Penrose.

Attribution : ChatGPT

Prompt

A surreal landscape illustration of a true Penrose staircase, constructed correctly as an impossible object seen from one precise fixed viewpoint. The staircase must form a continuous closed loop with four right-angle turns, returning exactly to its starting point while appearing to rise at every side. It must look locally consistent, but globally impossible, like the classic Penrose stairs optical illusion. A lone person in a red hoodie is climbing the stairs with effort. Along the loop, a few side doorways appear as possible exits, but each opens onto darkness or empty void and leads nowhere. One doorway is faintly luminous, but still ambiguous. The structure is made of worn stone, suspended in a cloudy void. The mood is introspective, melancholic, symbolic of perseverance without visible progress. Cool desaturated atmosphere, subtle warm light near the luminous doorway, wide landscape composition, high detail. Important: the illusion must rely on perspective, not on a physically plausible 3D staircase. The staircase must be continuous and visually exact as a Penrose staircase.

J’ai fait pas mal de techno-archéologie ces derniers jours. À force de persévérance, de complicité avec ChatGPT, d’efforts personnels et grâce à l’Favicon de archive.orgInternet Archive, j’ai réussi à exhumer la majeure partie de ma vie informatique, c’est-à-dire, finalement, la majeure partie de ma vie.

Si vous reconnaissez quelque chose dans tout ce que je vais vous présenter ici, n’hésitez pas à Favicon de portail.richard-dern.frme contacter, je me souviens sûrement de vous 😊

Il est normal que certaines captures d’écran effectuées depuis l’Internet Archive aient un rendu incorrect ou partiel.

1988-1995 - Le premier âge d’or

Lorsque, en 1988, mes parents offrirent à ma sœur un ordinateur Favicon de fr.wikipedia.orgAmstrad CPC 464 pour l’aider dans ses études, personne ne s’imaginait que j’allais – plus ou moins discrètement – devenir la principale Favicon de fr.wiktionary.orginterface chaise-clavier de cet ordinateur. Lentement, mais sûrement, je m’immisçais de plus en plus, jusqu’à finalement en prendre totalement possession. J’avais alors 5 ans.

Amstrad CPC 464 computer (1984)

Attribution : By Bill Bertram - Own work, CC BY-SA 2.5, commons.wikimedia.org

J’ai rapidement compris comment ça fonctionnait, et une chose me fascinait déjà : cette machine me permettrait de développer mes capacités créatrices. C’est exactement en ces mots que j’ai justifié, auprès de mes parents, le transfert de propriété entre ma sœur et moi.

Dans les archives, j’ai récemment trouvé un livre titré : «I.A. sur Amstrad CPC», dont l’Favicon de archive.orgintroduction parle déjà d’un ordinateur capable de battre un grand maître des échecs. C’était en 1986. Dix ans plus tard, Favicon de fr.wikipedia.orgKasparov perdait face à Deep-Blue.

Cela devait être une époque étrange pour mes parents. Rétrospectivement, je réalise qu’en fin de compte, il n’y avait rien d’étrange à cela, et qu’encore aujourd’hui, je présente les mêmes symptômes. Il suffit que l’on m’initie à quelque chose qui m’intéresse pour que cela devienne un gouffre temporel et financier pour celui qui m’y a initié. Mais ça me rend tellement enthousiaste qu’on me pardonne !

Cela se traduisait ainsi : mon père me procurait régulièrement des nouveautés pour «mon» ordinateur. Il ne faisait pas cela pour me faire plaisir : il nourrissait le monstre (moi), peut-être sans s’en rendre compte. Dans le même temps, ma mère a vainement tenté de me dissuader de rester trop longtemps devant l’écran au risque de me cramer les yeux. Un argument tout à fait valable pour beaucoup d’enfants, mais pas pour moi.

Couverture du livre «Super jeux Amstrad» aux Éditions du PSI en 1985. J’ai reproduit tous les jeux de ce livre, mais un m’a particulièrement marqué : l’Favicon de archive.orgawari.

Attribution : Favicon de archive.orgarchive.org

Je me souviens d’un programme qui m’a donné beaucoup de fil à retordre. On n’avait pas encore de système de sauvegarde automatique lorsque l’on écrivait du code. En ce temps-là, on était à une combinaison de touche de perdre plusieurs heures de travail et des milliers de lignes de code, et ça m’est arrivé quatre fois de suite au cours de la même journée. Lors de ma dernière tentative, ma mère me dictait le code aussi patiemment que possible, mais la rage de rater mes lignes m’a poussé une ultime fois à réinitialiser la machine. J’en ai pleuré tellement c’était frustrant ! Mon père m’a ensuite emmené jouer au ballon pour me détendre, et le lendemain, je complétais le programme, seul, d’une traite.

J’écrivais mes propres programmes en BASIC exclusivement, et j’ai rarement essayé Logo ou le CP/M.

À l’époque, les programmes et les jeux s’enregistraient et se chargeaient depuis des cassettes, similaires aux cassettes audio. Il fallait plusieurs heures pour charger un programme, et Favicon de www.youtube.comla machine émettait des sons similaires à ceux d’un modem Favicon de fr.wikipedia.orgRTC !

Amstrad CPC 464 computer. On display at the Musée Bolo , EPFL , Lausanne.

Attribution : By Rama & Musée Bolo - Own work, CC BY-SA 2.0 fr, commons.wikimedia.org

Lorsque je voulais jouer à Favicon de en.wikipedia.orgBatty! avec mon père, l’ordinateur était mobilisé dès l’après-midi pour que le jeu soit prêt à son retour du travail.

J’ignore si c’est moi ou lui qui perdit patience le plus vite, mais il a fini par mettre la main sur un Favicon de fr.wikipedia.orgCPC 6128 et son lecteur de disquettes qui nous a changé la vie. Comme ces machines avaient déjà quelques années, il était assez facile de mettre la main sur plein de disquettes, et même d’acheter des disquettes vierges encore neuves.

Le CPC 464 à cassette en haut, comparé au CPC 6128 à disquettes, en bas. Pour rappel, l’ordinateur était dans le clavier.

Attribution : frescho.hu

Mes parents avaient ouvert un restaurant et mon père avait installé un 6128 dans la cuisine pour que je puisse m’y occuper. Je jouais alors essentiellement à Skateball.

1942

1942 (sorti en 1986) était un shooter à scroll vertical qui nous mettait aux commandes d’un avion américain en pleines guerres du Pacifique. Quand je terminais une session de jeu, j’avais l’impression que le sol allait plus vite que moi quand je marchais…

Batty!

On a peut-être passé moins de temps à jouer qu’à préparer le lancement de ce jeu. Mais Batty! était un jeu exceptionnel, beau, diversifié, rejouable à l’infini.

Skateball

Des rollers, des balles, des buts. Skateball est un peu bourrin, c’est encore moins cérébral que du foot, mais ça défoule, et c’est l’essentiel !

Battle Ships

Probablement l’un de mes jeux préférés du moment, Battle Ships est exactement ce que son nom évoque : une bataille navale, mais avec une atmosphère vraiment particulière.

Bomb Jack

Bomb Jack m’a donné des sueurs froides. La difficulté croissante, les différents tableaux et ennemis, etc. Un très bon jeu de plateforme où il faut ramasser des bombes avant qu’elles n’explosent, tout en évitant divers drones et robots qui se déplacent de plus en plus vite.

Saboteur

Saboteur n’est pas vraiment mon genre de jeu dans la mesure où je ne comprends pas ce que je dois faire, je ne sais pas comment je meurs, ni où je vais. Bref, j’ai passé quelques heures à essayer de comprendre le jeu, sans vraiment y jouer, et pourtant, j’y trouvais un certain plaisir !

Sapiens

Quel jeu ! Sapiens préfigurait clairement un style et un thème qui me suivrait toute ma vie (la préhistoire, tout ça). CPCRulez en fait une petite critique sympathique.

Rejouer à ces jeux dans mon navigateur aujourd’hui est assez grisant, et ravive plein de souvenirs. Merci à Favicon de bzhgames.xyzBZHGames de faire perdurer la mémoire !

Je jouais aussi à Favicon de www.youtube.comMask et surtout à Favicon de amstrad.euNord et Sud, qui reste mon jeu préféré sur Amstrad.

Nord et Sud, l’un des rares wargames du CPC. À mes yeux, c’était un excellent jeu : abouti, varié, complet.

Attribution : Favicon de amstrad.euamstrad.eu

Internet commençait à faire parler de lui à la fin de cette période. On pouvait trouver, dans un coin discret de certaines publicités dans les journaux papiers, les adresses des sites de grandes entreprises. J’avais commencé à les compiler dans un carnet, anticipant qu’un jour, Internet me serait accessible, et que je visiterais tous ces sites que j’avais répertoriés. Mais le nombre de ces adresses explosait, au point que je n’arrivais plus à suivre le rythme !

1995-2000 - Le deuxième âge d’or

Mon père et moi avons alors beaucoup bricolé au niveau du matériel : des Favicon de fr.wikipedia.org386, des Favicon de fr.wikipedia.org486, des Favicon de fr.wikipedia.orgCyrix 6x86, des Favicon de fr.wikipedia.orgPentium MMX, des Favicon de fr.wikipedia.orgK6 et des Favicon de fr.wikipedia.orgK6-2, des Favicon de fr.wikipedia.orgAthlon et des Favicon de fr.wikipedia.orgDuron ; des cartes graphiques en Favicon de fr.wikipedia.orgISA, en Favicon de fr.wikipedia.orgPCI et en Favicon de fr.wikipedia.orgAGP, comme les Favicon de en.wikipedia.orgCirrus Logic, les Favicon de en.wikipedia.orgS3 Trio, Favicon de en.wikipedia.orgViRGE puis Favicon de en.wikipedia.orgSavage, et les Favicon de en.wikipedia.orgGeForce 2 MX de chez Favicon de fr.wikipedia.orgnvidia ; et la mémoire, dont j’ai connu l’Favicon de fr.wikipedia.orgEDO avant la Favicon de fr.wikipedia.orgSDRAM. Je faisais alors tourner Favicon de fr.wikipedia.orgWindows 95, Favicon de fr.wikipedia.orgWindows NT 4.0, Favicon de fr.wikipedia.orgWindows 98, puis Favicon de fr.wikipedia.orgMillenium.

J’allais chez un ami dont le père, médecin, possédait une bête de course : un Pentium 133 quand je tournais encore sur des 486 recyclés (Marc, si tu te reconnais 👋). On restait des heures à jouer sur cette machine à Favicon de en.wikipedia.orgLode Runner et Favicon de fr.wikipedia.orgAlerte Rouge (dont on bidouillait le RULES.ini à l’infini), auquel je jouais aussi avec mon père en réseau.

Alerte Rouge sur PC. La saga s’est dégradée au fil du temps (à l’exception peut-être de Favicon de fr.wikipedia.orgGenerals et surtout Favicon de fr.wikipedia.orgHeure H), mais pour beaucoup (dont moi), ce jeu fut le point d’entrée dans la franchise Favicon de fr.wikipedia.orgCommand & Conquer.

Attribution : www.abandonware-france.org

Notre abandon du CPC fut très progressif, d’abord parce que c’était une machine à laquelle on était attachés, et ensuite parce qu’on n’avait pas forcément les moyens d’être des early adopters. Néanmoins, mes parents faisaient ce qu’ils pouvaient : en quelques années, j’avais rattrapé mon retard technique que j’avais compensé en poussant chacune de mes machines au bout de ses capacités. Je maîtrisais parfaitement le matériel et le logiciel, mais j’avais un peu délaissé le développement.

Côté consoles, je possédais le Favicon de fr.wikipedia.orgGame Boy de Favicon de fr.wikipedia.orgNintendo depuis quelques années déjà (mon père avait le sien et on jouait ensemble via le Favicon de fr.wikipedia.orgcâble Link), et en 1996, pour Noël, j’ai reçu la Favicon de fr.wikipedia.orgPlayStation de Favicon de fr.wikipedia.orgSony (dont j’avais découvert la cachette dans l’armoire de mon grand-père et légèrement décollé le papier-cadeau…).

Destruction Derby était une franchise de jeux de course automobile, encourageant le chaos sur la piste et dans des arènes. Je ne pouvais pas m’empêcher de troller Favicon de fr.wikipedia.orgGran Turismo, la référence en termes de simulation automobile sortie deux ans après, qui se refusait à modéliser les collisions.

Mes jeux préférés étaient alors la série des Favicon de fr.wikipedia.orgCommand & Conquer, des Favicon de fr.wikipedia.orgDestruction Derby, et en 1998, Favicon de fr.wikipedia.orgFinal Fantasy VII. Oui, il m’a fallu un an pour me décider…

J’en ai des frissons en repensant à Final Fantasy VII

Attribution : gamerant.com

C’était pour moi le meilleur jeu de toute l’histoire. Même quand le Favicon de fr.wikipedia.orgVIII et le Favicon de fr.wikipedia.orgIX sont sortis, je les finissais rapidement avant de revenir au VII. J’ai même acquis la version japonaise dans une boîte neuve, le guide Ultimania Omega, et autres goodies réservés aux fans les plus hardcore.

Entre 2000 et 2001, j’ai connu mon premier contact avec Internet : j’étais alors directement voisin du Best Coffee Shop basé au 12, quai des pêcheurs à Strasbourg, juste en face de mon ancien collège (Karim, si tu te souviens 👋). Je fréquentais les chats de Voilà et de Caramail.

Un portail typique de l’an 2000 : celui de voila.fr

Attribution : www.voila.fr

La page d’accueil de CaraMail en février 2000

Attribution : Favicon de web.archive.orgweb.archive.org

C’est vers cette époque que j’organisais des Favicon de fr.wikipedia.orgLAN-parties dans le garage de mes parents : une soirée pour installer tout le matériel et configurer les ordinateurs pour le réseau, et une journée complète à jouer, formater, réinstaller, partager des trucs et astuces… Mon père jouait avec nous, et ma mère nous préparait des mauricettes. Mon «gang» était alors constitué de Laurent, Christophe et Alexandre (si vous vous reconnaissez, 👋).

2001-2004 - Mes débuts sur Internet

Pour mes 18 ans en 2001, j’ai reçu mon premier PC neuf : un Favicon de fr.wikipedia.orgPentium 4 1.5GHz doté de 256M de Favicon de fr.wikipedia.orgRDRAM, et mon premier abonnement à Internet : chez Favicon de fr.wikipedia.orgNoos, par câble coaxial, avec un débit de 512kb/s et une limite en upload de 500Mo.

Le Motorola CyberSURFR, mon modem câble de 2001.

Attribution : techinfodepot.shoutwiki.com

Face arrière du modem.

Attribution : techinfodepot.shoutwiki.com

Du coup, j’accédais à MSN Communities depuis chez moi ; je fréquentais d’abord le salon Love Net PC avant de créer ma propre communauté en 2002 : Favicon de web.archive.orgLe Paradis Informatique (zaza, si tu te reconnais 👋).

Ma Communauté sur MSN. La première chose que j’ai créé sur Internet. C’était un salon de discussion et un espace de partage de trucs et astuces en informatique. J’avais bricolé tellement de PC les années précédentes que j’avais réponse à toutes les questions, ce qui m’a valut un papillon de Microsoft apposé à côté du nom de ma salle, témoignant d’une communauté de grande qualité. Mon pseudo de l’époque était Nosferatu, parce que, déjà, je préférai la nuit au jour.

J’ai quitté Noos pour aller brièvement chez Favicon de fr.wikipedia.orgTiscali. J’avais commencé à m’intéresser à Favicon de fr.wikipedia.orgGNU/Linux du côté des serveurs, en particulier sous Favicon de www.debian.orgDebian 3.0, et je galérais à installer les pilotes du modem USB Sagem f@st 800 pour partager la connexion Internet. Christophe (si tu te reconnais 👋) n’a pas compté ses heures pour m’aider à le faire tourner…

Le Sagem f@st 800 qui m’a causé bien des soucis à l’époque de Debian 3.0…

Après Tiscali, je me suis installé chez Favicon de free.frfree (chez qui je suis toujours), et sa Freebox v3 grâce à laquelle je bénéficiais enfin d’un Internet illimité à 8Mb/s, sans limite d’upload. L’ère des serveurs et des services auto-hébergés s’ouvrait enfin à moi (alternativement sous Favicon de fr.wikipedia.orgWindows Home Server 2003 et debian : quand j’en avais marre de l’un, je repassais à l’autre), en même temps que l’ère des Favicon de fr.wikipedia.orgMMORPG comme Favicon de jeux-video.richard-dern.frGuild Wars.

Cette ère a d’ailleurs marqué l’apparition de MSN Messenger qui, graduellement, allait supplanter MSN Chat.

En août 2004, vous avez pu me lire dans les colonnes de Presence-PC. Ce fut mon premier job dans l’informatique.

La page d’accueil de Presence-PC.com en août 2004.

Attribution : www.presence-pc.com

L’une de mes actualités publiée dans le cadre de mon activité pour Presence-PC. Si vous m’avez lu, 👋

Attribution : www.presence-pc.com

Vers la même période, j’avais repris le développement, et mes premiers sites et applications commençaient à apparaitre sur la toile. J’avais débuté avec Favicon de fr.wikipedia.orgPHP en créant un mod de Favicon de fr.wikipedia.orgwebmail pour le moteur de forum phpBB dans sa version 2. Je regrette de ne pas l’avoir retrouvé dans les archives étant donné que ce projet avait été jugé trop complexe pour être réalisé ; pourtant, une semaine plus tard, je l’avais fait.

Peu après, au cours de la deuxième moitié de 2004, je me suis intéressé à la plateforme Favicon de fr.wikipedia.org.Net de Favicon de fr.wikipedia.orgMicrosoft, et Favicon de fr.wikipedia.orgC# en particulier. J’avais notamment créé Athaliasoft, pour «fédérer» mes projets, qui consistaient en :

  • Favicon de web.archive.orgInstallManager, un outil visant à simplifier la procédure post-installation de Favicon de fr.wikipedia.orgWindows XP ;
  • Favicon de web.archive.orgIsoCreator, permettant de créer des images ISO de Windows XP préconfigurées ;
  • Favicon de web.archive.orgGlobalBrowser, une application de navigation tout-en-un (web + fichiers locaux) ;
  • Et surtout, BookmarksManager, qui deviendrait plus tard Cyca (dont on va abondamment parler plus tard).

La première version (en PHP) de mon premier site Internet. Je suis sidéré qu’il ait été archivé ! Il manque plusieurs éléments, notamment les images, mais l’essentiel est là.

Attribution : Favicon de web.archive.orgweb.archive.org

La deuxième version de mon premier site Internet, cette fois réalisé en ASP.NET. Oui, le design est honteusement pompé sur celui du site de la documentation de Microsoft de l’époque.

Attribution : Favicon de web.archive.orgweb.archive.org

2005-2009 - Le Moyen-âge

L’année suivante, en l’absence de perspective professionnelle (on n’embauche pas ceux qui n’ont pas d’expérience ; c’est d’ailleurs une formule reprise actuellement par E. Leclerc dans certaines publicités TV), j’ai suivi une formation d’Analyste Programmeur, réalisée par correspondance via Favicon de www.educatel.frEducatel. D’un niveau équivalent au Bac+2, je l’ai terminée en 6 mois avec une moyenne générale de 18/20. C’était une excellente formation qui couvrait tout le socle de la conception (Favicon de fr.wikipedia.orgMerise) à la réalisation des applications et à leur support technique.

Malheureusement, ce diplôme ne m’a pas aidé à trouver un emploi. J’ai donc lancé un nouveau site, cette fois consacré à l’actualité des jeux-vidéo : Favicon de web.archive.orgLe Projet. Ce site a mal survécu à l’archivage, mais sa redécouverte a ranimé quelques bons souvenirs, notamment les différents outils que j’avais conçus pour la gestion du comparateur de prix et des actualités, et les quelques partenariats que j’ai conclus avec divers éditeurs.

La dernière version accessible de mon site d’actualités consacré aux jeux-vidéo.

Attribution : Favicon de web.archive.orgweb.archive.org

En 2006, j’ai créé plusieurs articles sur la Favicon de fr.wikipedia.orgWikipédia, dont Favicon de fr.wikipedia.orgTrident (le moteur de rendu d’Internet Explorer), et Favicon de fr.wikipedia.orgVisual C#.

J’ai aussi créé ou contribué à plusieurs autres pages consacrées à Final Fantasy VII. J’ai été injustement accusé de m’être contenté de traduire les versions anglaises de ces pages (alors que j’avais tout écrit de tête). Mes contributions ont depuis été supprimées.

J’ai alors lancé mon propre wiki consacré au jeu (intitulé «Les Archives de Final Fantasy VII») qui, ironiquement, n’a pas été archivé et dont je n’ai gardé aucune copie. J’y avais rédigé plus de 500 pages de wiki entièrement consacrées au jeu. Faute d’audience, j’ai fermé le site.

En septembre 2006, j’ai rencontré ma future épouse, et je ne lui ai guère laissé de choix : je l’ai fait passer chez free et je l’ai convenablement équipée en matière d’informatique… Le mois suivant, sa mère m’offrait la possibilité de créer le premier site de son association à travers un contrat à durée déterminée. L’association ne pouvait pas m’offrir plus à l’époque.

J’ai ensuite effectué une formation de Développeur NTIC à l’Favicon de www.afpa.frAFPA que j’ai terminée avec une moyenne de 19/20. Cela a rapidement débouché sur une embauche à la CPAM. Mon chef m’appréciait, les différents services pour lesquels je créais des applications étaient satisfaits. J’aurais pu rester plus longtemps si mes collègues, qui aspiraient à la titularisation, ne m’avaient pas menacé de mort sous prétexte que je travaillais mieux qu’eux. Je suis parti au mois de mai.

J’ai aussi fait l’expérience des Favicon de fr.wikipedia.orgSSII, dont la réputation était déjà exécrable. J’étais embauché comme Analyste Programmeur, je me suis retrouvé à faire de la saisie de cotes pour des fenêtres. Je suis resté moins d’un mois.

J’ai créé mon entreprise, Athaliasoft, en 2008. J’avais alors créé deux nouvelles applications (YaWall, un outil de changement de wallpaper à destination des possesseurs de plusieurs écrans, et HWInventory, qui permettait de gérer une base de données de pièces détachées informatiques et de créer des configurations à partir de ces pièces). Je continuais aussi le développement de Cyca, toujours en C#, que j’ai fini par rendre disponible au Favicon de www.01net.comtéléchargement public, sans grand succès.

Le site de mon entreprise en 2008.

Attribution : Favicon de web.archive.orgweb.archive.org

Cyca, mon gestionnaire de favoris et de flux RSS, lorsqu’il était une application Windows écrite en C# (elle tournait ici sous Windows XP).

HWIntentory qui m’aidait à gérer tout le matériel que j’avais à ma disposition (et il y en avait beaucoup plus que sur cette capture d’écran…)

Je faisais (essayais de faire) du service informatique à domicile, du conseil à l’achat, des installations de matériel et du développement de sites web. Mais là encore, faute d’audience et de clients, j’ai arrêté mon activité, et supprimé définitivement le site et les applications.

Ma vie professionnelle ne s’améliorant pas en 2008, j’ai à nouveau tenté ma chance dans la pige. Entre 2008 et 2009, Favicon de www.generation-nt.comj’ai rédigé près de 300 actualités pour Favicon de www.generation-nt.comGénération NT qui a tout gardé en ligne. Si vous m’avez lu, 👋.

Je complétais les revenus de cette activité par un temps partiel en tant qu’informaticien dans l’association de ma belle-mère qui m’a réembauché pour deux ans à partir de 2009, toujours en CDD.

2010-2015 - De l’ascension à la chute

En 2010 et jusqu’en 2012, j’ai créé Favicon de web.archive.orgingnu.fr, un blog un peu moins technique que d’habitude (quoique). C’était ma grande époque militante pour le Favicon de fr.wikipedia.orgLibre, pendant laquelle je détestais Favicon de www.apple.comApple et j’adorais WordPress. Comme quoi, les temps changent !

En même temps que mes autres activités, j’ai obtenu ma Favicon de web.archive.orgCertification Professionnelle à l’Administration GNU-Linux et aux Logiciels Libres, délivrée par l’École Ouverte Francophone en 2011. La même année, j’ai rencontré Favicon de fr.wikipedia.orgRichard Stallman aux Favicon de fr.wikipedia.orgRMLL de Strasbourg.

Entre 2011 et 2013, j’ai travaillé pour une entreprise parisienne, de laquelle j’ai été licencié pour motif économique (le patron détournait l’argent du Favicon de www.entreprises.gouv.frCrédit Impôt Recherche dont il profitait pour mon embauche). La frustration de ce licenciement a été quelque peu dissipée par sa prime, grâce à laquelle je me suis offert un Alienware M17x-R4, équipé d’un CPU Intel Core i7 3630QM, 16G de mémoire, un écran 1920x1080 de 17 pouces, et une Radeon HD7970M. Un monstre.

Cette machine représentait pour moi un aboutissement. Si je pouvais posséder un Alienware, c’est que je n’avais pas tout raté.

Côté jeux-vidéo, je faisais mon entrée chez Favicon de store.steampowered.comSteam : sur cette période, j’ai notamment acheté Favicon de store.steampowered.comCivilization V et Favicon de store.steampowered.comThe Elders Scrolls V: Skyrim, qui font encore partie de mon top 10 des jeux auxquels j’ai le plus joué.

Mon top 6 des jeux auxquels j’ai le plus joué depuis mon arrivée sur Steam en 2011.

C’était aussi une époque d’idéalisme : en 2012, j’ai créé ODDNS, à partir d’Favicon de richard-dern.frune réflexion sur l’ouverture des TLDs. Cela m’a conduit à créer Favicon de richard-dern.frOdin, une première implémentation de mon idée, que je voyais comme une solution au potentiel problème de censure via DNS.

Schéma de principe de fonctionnement d’ODDNS. Des serveurs DNS classiques tournent en local et s’alimentent en enregistrements DNS depuis un (ou plusieurs) annuaires : les serveurs ODDNS. Les enregistrements DNS sont contenus dans des en-têtes HTTP. C’était du Favicon de en.wikipedia.orgDNS-over-HTTPS avant l’heure en somme (DoH date de 2018), mais où chacun était responsable de ses propres enregistrements, sans registrar, sans organisme intermédiaire.

Attribution : Richard Dern

J’avais prévu des mécanismes particuliers (comme les channels) qui permettaient par exemple de créer des annuaires entièrement dédiés aux blogs. Sécurisé indiquait simplement si le serveur ODDNS passait par HTTPS.

Attribution : Richard Dern

Capture d’écran de l’interface cliente d’ODDNS, qui permettait de consulter les domaines fournis par les annuaires auxquels le client était connecté.

Attribution : Richard Dern

J’ai échangé à de nombreuses reprises avec Stallman à propos de ce projet. J’ai répondu à une Favicon de richard-dern.frinterview sur Favicon de fr.wikipedia.orgRadio Ici Et Maintenant, j’ai eu droit à une actualité sur Favicon de web.archive.orgPCInpact et sur Favicon de torrentfreak.comTorrentFreaks. C’était mon heure de gloire : le monde entier parlait d’ODDNS sur les réseaux sociaux.

Enfin, c’était une époque de désillusion : l’attention des «grands de ce monde» avait été attirée et, parmi eux, Favicon de www.bortzmeyer.orgStéphane Bortzmeyer, qui accuse ODDNS d’être un Favicon de fr.wikipedia.orgvaporware, en plus de m’insulter, de présumer de mes compétences et de falsifier mon discours dans le but de me décrédibiliser.

De fait, ODDNS s’est bien mué en vaporware. Favicon de richard-dern.frMa réponse publique à son message est passée inaperçue en dehors de mon site, PCInpact a ignoré mes demandes de contact ultérieures (qui n’avaient plus rien à voir avec ODDNS), et j’ai arrêté toute activité. François, qui m’aidait alors dans le développement d’ODDNS, n’a pas du tout apprécié mon abandon : dans son dernier message, il me traitait de «connard». Je ne lui en veux pas : il s’était investi dans ce projet, il avait confiance en mes capacités à le conduire jusqu’au bout, mais je n’ai pas su tenir tête à un seul et unique agresseur.

Revenir sur cette affaire me fait réaliser à quel point je me suis laissé abattre par une seule personne, ce qui m’a conduit à très mal gérer mes réponses. Si, jusqu’à présent, je supportais mal la relative invisibilité de mon existence sur Internet, j’ai fini par comprendre que je ne pouvais pas supporter du tout les attaques.

Suite à cette histoire, j’ai relativement disparu d’Internet. Je n’avais plus de site, je ne travaillais plus sur aucun projet personnel. J’ai changé mon identité publique, comme si c’était équivalent au formatage d’un disque dur pour installer un nouveau système d’exploitation. Internet me connaîtrait alors sous le nom de Richard DERN, acronyme de «Favicon de fr.wikipedia.orgnerd».

En 2013, quelques mois après ces évènements, je me suis équipé d’un contrôleur de ventilateurs, le Bitfenix Recon, qui avait la particularité de pouvoir être piloté par USB, mais uniquement depuis Windows. J’ai développé un outil pour le piloter depuis debian via une interface web, mais je cherchais un moyen plus propre de le faire. Je suis alors tombé sur le projet Favicon de sourceforge.netPhoebetria grâce auquel j’ai rencontré Christopher, qui allait devenir mon meilleur ami pour les treize années à venir. C’est lui qui m’a initié à l’écosystème Apple.

Le Bitfenix Recon intégré dans un boîtier.

Attribution : www.tech-critter.com

Je continuais de travailler sur Cyca en parallèle, et j’ai même essayé une campagne de Favicon de fr.wikipedia.orgfinancement participatif sur Favicon de fr.ulule.comUlule, qui a été un échec total.

Alors qu’en 2013 j’étais encore hostile à Apple, et lassé de mes tentatives pour trouver une tablette qui me convienne, je me suis laissé convaincre par Christopher que l’Favicon de support.apple.comiPad Air 2 me donnerait toute satisfaction. Et je m’en sers toujours, treize ans plus tard. L’année d’après, mon épouse s’est achetée un gigantesque Favicon de support.apple.comiPhone 6S Plus, tandis que je m’équipais d’un Favicon de support.apple.comMacBook Pro en remplacement de mon Alienware M17x-R4.

Mon leitmotiv était désormais le suivant :

J’ai passé le premier tiers de ma vie à bidouiller sous Windows.
J’ai passé le deuxième tiers de ma vie à bidouiller sous Linux.
Je vais passer le dernier tiers de ma vie à utiliser mon informatique avec Apple.

2015 à 2022 - La fin ?

En mars 2015, j’ai repris le développement de Cyca et publié un Favicon de web.archive.orgpremier site uniquement dédié à l’application.

Le site public que j’ai dédié au reboot de Cyca. J’envisageais une communication plus développée autour de l’application.

Une nouvelle opportunité se présentait alors pour travailler dans l’association de ma belle-mère, cette fois pour un CDI. Outre la mise à jour du site Internet de l’association, j’ai créé une application de gestion RH exhaustive, en collaboration avec mon épouse qui était en licence RH. Cette application était une réussite totale, facile à utiliser, puissante, performante, et le site public était moderne, esthétique, agréable à naviguer.

L’injustice professionnelle n’affecte pas que les entreprises : les associations aussi sont touchées. Ma belle-mère fut poussée vers la sortie, forcée à la retraite. Puis ce fut mon tour, en 2019, remplacé par trois petites jeunes sans le moindre talent technique, mais probablement douées dans d’autres domaines à même de satisfaire le nouveau patronat en place.

Comme à l’époque où je me suis fait licencier pour motif économique, j’ai compensé mon éjection abusive par l’achat d’un nouvel ordinateur. Cette fois, c’était mon Favicon de support.apple.comMac mini M1.

En parallèle, j’ai essayé de m’intégrer à plusieurs communautés, dont Favicon de linuxfr.orgLinuxFr, où j’ai été pas mal chahuté (d’où le sous-titre de mon blog, «Opinions impopulaires»). Même scénario sur reddit, où Favicon de www.reddit.comla plupart de Favicon de www.reddit.commes incursions se sont soldées par de cuisants échecs.

Alors, je me suis remis à travailler sur Cyca, dont j’ai mis à jour et maintenu le site jusqu’en 2020.

Le dernier site consacré à Cyca.

J’en ai fait la promo partout où j’ai pu (par exemple, Favicon de old.framalibre.orgici, ou Favicon de www.journalduhacker.netici). Ce fut ma dernière tentative pour susciter l’intérêt pour mon application. J’ai mis à jour le code source par petites retouches çà et là pour mon usage personnel jusqu’en 2022, puis j’ai définitivement abandonné ce projet qui me suivait depuis plus de vingt ans, qui me servait de laboratoire vivant pour rester à la pointe de mon métier, mais qui, finalement, n’intéressait personne d’autre que moi.

Le 1er janvier 2021, j’ouvrais Favicon de richard-dern.frmon nouveau blog, celui que vous consultez actuellement. Un peu plus tard, je publiais mon premier livre, Favicon de philosophie.richard-dern.frL’Humain, cette espèce primitive.

En avril, j’entrais dans une nouvelle entreprise où j’ai rencontré mon ami Favicon de richard-dern.frOlivier. Mais, comme d’habitude, cette expérience professionnelle s’est mal terminée pour moi. En décembre 2022, je suis entré en dépression ; dès lors, j’ai pris quelques distances avec l’informatique en général et le développement en particulier.

Conclusion

C’est une façon sans doute abrupte de conclure, mais à partir de 2023, mon histoire est celle que je raconte déjà dans ce blog. J’ai réaffecté mes ressources intellectuelles à d’autres choses que l’informatique, comme la Favicon de microscopie.richard-dern.frmicroscopie ou la Favicon de philosophie.richard-dern.frphilosophie. J’ai publié mon deuxième livre, Favicon de anankeisme.frL’Anankéisme, et je suis en train d’écrire mon troisième, un roman de science-fiction.

Malgré mes objections initiales, l’Intelligence Artificielle fait partie de mon quotidien. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle me redonne envie de faire de l’informatique, mais j’y trouve mon compte. Pour autant, je n’envisage plus la possibilité de faire carrière dans le domaine qui m’a animé toutes ces années. J’espère désormais que mon troisième livre intéressera davantage que les deux premiers, assez en tout cas pour que je puisse en vivre.

J’espère aussi que, malgré le ton sombre imposé par les dernières années de cette rétrospective, j’ai pu susciter chez vous la nostalgie. Peut-être même que vous vous reconnaitrez dans certains passages, auquel cas je vous incite chaudement à me contacter !

Au final, cet article m’a permis de prendre la mesure de ce que mes parents, ma belle-mère et mon épouse ont fait et font encore pour moi. Mon diagnostic d’autisme réalisé en 2025 a rendu concrète une idée qui, jusque-là, me terrifiait : je ne suis pas «comme les autres», et être à mon contact n’a dû être facile pour personne. Gérer ma passion, mon enthousiasme, ma volonté et ma persévérance n’a pas dû être de tout repos pour mes parents qui, pourtant, ont fait tout leur possible pour me contenter. Un travail encore permanent pour mon épouse qui est toujours à mes côtés : contrairement à d’autres, comme Christopher, elle a encore la force d’essuyer mes échecs avec moi.

Il est temps pour moi, à 42 ans, d’obtenir des victoires, aussi petites soient-elles, mais durables.